Conférences & Autres Evénements 

MAP-BURUNDI BUHIRE organise le samedi, 03 juillet 2021 une conférence sur la question des réfugiés et déplacés dans la région des Grands Lacs  sous le thème de « LA DIASPORA BURUNDAISE : LEVIER POUR LA RECONSTRUCTION DE LA NATION ET DE L’ETAT ? ». 

La conférence se tiendra sur ZOOM, samedi le 05 Juin 2021 de 18h à 20h30 (heure de Bujumbura)

Date: Samedi 03/07/2021              
Heure: 18:00-20:30 (heure de Bujumbura)​/18h à 20h 30 ( heure de Bruxelles & Paris) et 12h à 14h30 (heure de Montréal & Washington)

Contact 

Prof Gérard BIRANTAMIJE, chargé de l’organisation des événements

(events@map-burundi.org)

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CONTEXTE

Depuis son indépendance, le Burundi souffre de plusieurs vagues de violence qui détruisent son architecture institutionnelle, son économie et son « vivre-ensemble». Ces crises récurrentes occasionnent une fuite massive de cerveaux et de main d’œuvre. L’on distingue:

 

  • Les assistants – enseignants et médecins qui ne sont pas rentrés à la fin de leurs études de troisième cycle pour des raisons variées : guerres civiles, maigres salaires, les violations des droits de l’homme, l’indigence des services sociaux tels que la santé, l’éducation, le logement, les mauvaises conditions de travail, la politisation des secteurs publics, etc.

  • Les intellectuels qui ont fui le Burundi pour des raisons politiques, sécuritaires et socio-économiques ;

  • Les Professeurs d’université qui sont rentrés mais qui sont repartis par la suite au Rwanda ou ailleurs pour des raisons principalement économiques et de considération dans la profession : salaires maigres octroyés au Burundi, caporalisation des institutions universitaires, absence de perspective de recherches

  • Les réfugiés installés dans les pays de l’EAC et en Occident suite à leur insécurité occasionnée par les crises politiques qui ont endeuillé le Burundi en 1965, 1969, 1972, 1988, 1993 jusqu’en 2015.

  • Depuis 2015, un bon nombre d’hommes et de femmes politiques, de la société civile et des médias, des opérateurs économiques se sont réfugiés dans les pays de l’EAC, en Europe (surtout en Belgique et en France) et en Amérique du Nord.

 

Aujourd’hui plus qu’hier, le Burundi souffre terriblement de cette fuite de cerveaux. La reconstruction du Burundi a besoin de toutes les forces vives de la Nation et plus particulièrement les experts de la diaspora tels que les médecins, professeurs, ingénieurs, informaticiens, avocats, journalistes, banquiers, opérateurs économiques, professions libérales, etc. Le rêve du « Burundi 2025 » et des programmes internationaux (Objectifs du Développement Durable 2030, Agenda 2063 de l’Union Africaine, Union politique de l’EAC à l’horizon 2030) ne pourront se réaliser que si le Burundi saisisse des opportunités que lui offrent ses citoyens, qu’ils soient basés au Burundi ou à l’étranger.

 

A ce niveau, faire appel aux compétences locales et plus particulièrement à celles de la Diaspora permettront de faire un sursaut en matière de développement politique et un take-off en matière économique. Par ailleurs, il a été bien démontré par plusieurs recherches de haut niveau dans les pays émergents et certains pays africains que les diasporas dans leur diversité contribuent au développement de leur pays d’origine non seulement par le transfert régulier principalement des fonds mais aussi en participant au débat public sur les questions de l’heure. C’est le cas de l’Ethiopie, du Ghana, du Rwanda, du Sénégal, de la Somaliland dont le taux de croissance annuel avoisinait 10% avant la pandémie de la COVID-19.

La crise que connaît le Burundi peine à trouver une issue pour le retour à la paix et à la sécurité de tous. Bien d’acteurs impliqués et intéressés par la question burundaise se rendent à l’évidence d’un besoin urgent de retrouver la paix et d’engager le processus de relance économique et de développement partagé.

  • En quoi la diaspora a été ou peut-elle être utile ?

  • Quels sont les droits et devoirs des Burundais de la Diaspora vis-à-vis de leur mère Patrie ?

  • Comment mieux s’organiser et réaliser un destin commun ?

  • Comment mutualiser les expériences d’aide au développement du Burundi ?

  • Comment améliorer l’image de la diaspora pour qu’elle soit une véritable ambassadrice du Burundi ?

  • Comment œuvrer ensemble pour que les autorités burundaises prêtent oreille aux revendications de la diaspora ?

  • Qu’est-ce qui manque à l’Etat burundais pour saisir cette main qui ne demande que sa participation au destin commun des Burundais à travers la formulation des politiques publiques qui s’inspirent de nos réalités et que nous sommes en mesure de nous approprier ?

  • Quelles recommandations pourrions-nous formuler pour un engagement plus grand et plus apprécié de la Diaspora ?

  • Etc.

             

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Facilitateurs de la conférence

  • Antoine KABURAHE

  • Jean-Gabin NTEBUTSE

  • Ambassadeur Tharcisse NTAKIBIRORA

 

Programme

 

La conférence sera tenue en Français via la plateforme de visioconférence ZOOM, samedi 03 JUILLET 2021 (de 18h-20h30, heure de Bujumbura, 12h-14h30, heure de Montréal et New York )

17h45 (de Bujumbura) : connexion des participants

18h00 – 18h05 : Ouverture de la conférence

18h05-19h30 : Panel et interactivité entre panélistes

19h30-20h15 : Parole aux participants, questions-réponses

20h15-20h25 : Recommandations

20h25-20h30 : Mot de clôture du Président de MAP-BURUNDI BUHIRE

Deo-Christian Haringanji

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Panéliste

Ancien professeur à la faculté de médecine de l'université du Burundi, 
ancien praticien hospitalier CHU Kamenge,  de Tours, CHG Le Mans. Docteur Déo-Christian Haringanji est 
actuellement, chirurgien Urologue à la Clinique St François de Châteauroux. Il est 
intéressé par les sujets :
Mécanismes et systèmes à mettre en œuvre pour développer des communautés.
Le transfert des technologies notamment en Médecine.
Accès à l’information et à la formation pour les plus démunis...et bien sûr le souci d’objectivité sur tous les sujets.

Carmen NIBIGIRA

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Panéliste

Une analyste chevronnée des politiques touristiques avec plus de 20 ans d'expérience dans l’industrie de l’hôtellerie et du tourisme en Afrique et en Europe, Carmen est une dynamique chef d'entreprise avec un bilan international reconnu de significatifs résultats dans des contextes de multiples défis et de marchés volatiles. Forte d'une vaste expérience et d’une expertise approfondie dans le secteur du tourisme (gestion des destinations et politique touristique) ; de la consultance interrégionale et plus récemment dans l’enseignement tertiaire. Elle est animée par sa passion de catalyser le changement, initier et superviser la transformation et un profond désir de servir. C'est une experte en matière de rapprochement de cadres stratégiques, de construction de coalitions, favorisant l'innovation, le lobbying, le plaidoyer et la communication conduisant à des changements politiques substantiels. La plupart de ses travaux de développement et de conseil ont été réalisés pour des destinations émergentes connaissant de fragiles situations. Carmen a travaillé à différents titres en tant que conseillère auprès des offices de tourisme et des organisations internationales et privées en Afrique de l'Est, du Centre et de l’Ouest. Elle est une championne passionnée dans la recherche de solutions qui transcendent les frontières nationales. Ses compétences interpersonnelles et son intelligence émotionnelle inspirent son plaidoyer pour les voyages inter- et intra-régionaux et le tourisme dans la région de l'Afrique de l'Est. Ancienne Directrice de l’Office National du Tourisme du Burundi, son pays natal, elle a servi en tant que coordinatrice régionale de la Plateforme du Tourisme en Afrique de l'Est. Elle est à l'aise dans la plupart des contextes interculturels et est une aventurière déterminée et invétérée qui aime le défi de tout apprendre des nouvelles cultures par le voyage. Carmen a reçu le prix « African Women in Tourism Leadership Award » en 2018 et a été élue comme l'une des 100 femmes les plus influentes dans le domaine du Voyage en 2017. Elle est largement connue pour son courageux plaidoyer pour une éducation de qualité et l'autonomisation socio-économique des femmes. Elle est la présidente du Conseil d'Administration rwandais de Davis College, une des institutions les plus renommées dans l'enseignement supérieur en Afrique de l'Est. Elle siège également au conseil consultatif d'Inkomoko, une pépinière d'entreprises en Afrique de l'Est, un exutoire pour son intérêt pour l'entrepreneuriat. Son doctorat de l'Université de Clemson, aux États-Unis, était en Gestion des parcs, loisirs et tourisme. Son domaine de spécialisation était la politique et la politique économique du tourisme ainsi que le tissu sociopolitique des destinations touristiques émergentes. Ses centres d'intérêt les plus récents ont pour objet de savoir comment élever les entreprises et les institutions vers le haut de la chaîne de valeur, en inculquant un engagement à travers une culture d’entreprise jusqu’ à l'optimisation de l’expérience du client. Son doctorat s'appuie sur son baccalauréat et son Master tous deux terminés avec succès à l’époque où elle vivait au Royaume-Uni. Elle cherche toujours à en savoir plus, à élargir ses horizons en étant une lectrice assidue, une mère dévouée pour ses deux fils et une passionnée mentor pour les jeunes.

Libérat NTIBASHIRAKANDI

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Panéliste

Libérat NTIBASHIRAKANDI est détenteur d’un PhD en Sciences (Mathématiques). Il enseigne / il a enseigné dans diverses universités : Université Libre de Bruxelles, Université du Burundi, Université Lumière de Bujumbura, etc. Expert en Education et e-Learning, il est impliqué dans plusieurs projets de coopération en Afrique et en Europe, plus particulièrement dans le renforcement des capacités des enseignants du supérieur en pédagogie universitaire numérique. Il est également consultant pour diverses organisations internationales et participe dans l’évaluation des projets du secteur de l’éducation. Il est auteur de nombreux articles sur le système éducatif burundais, plus particulièrement sur l’école fondamentale et la réforme de Bologne ou LMD.

Fortement impliqué dans l’organisation de sa communauté, il est président fondateur des ASBL « Diaspora Burundaise de Belgique »,  « Burundi Solidarity International » et l’ASBL de fait, « Collectif Burundais sur la Colonisation ». Membre fondateur de MAP-BURUNDI BUHIRE dont il est porte-parole.

Le Pr Libérat NTIBASHIRAKANDI a été élevé au titre de « Chevalier de l’Ordre de Léopold » par arrêté royal du 7 juillet 2011 avec prise de rand au 8 avril 2011.

Japhet Legentil Ndayishimiye

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Panéliste

Japhet Legentil Ndayishimiye, 59 ANS, est journaliste de Formation. Il a travaillé 8 ans au Journal Le Renouveau du Burundi comme Journaliste-Réalisateur, et formé par Bodø High Scool University. Il a suivi également une formation en archivage moderne. Actuellement il est conseiller du Maire de Hå chargé de l'intégration des Immigrés. Il a été nommé dans l'Ordre de l'Amitié des Peuples à la Classe "Commandeur" et a été décoré exceptionnellement par le Président PIERRE NKURUNZIZA comme Grand Chancelier des Ordres Nationaux. Japhet Legentil Ndayishimiye est président de l'AIDEBU.

Adélard BIMAZUBUTE

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Panéliste

Arrivé au Canada en 2001, Adelard Bimazubute travaille depuis 2003 dans le domaine bancaire comme directeur de comptes aux entreprises. Il est membre de l’Assemblée des Burundais du Canada, section Montréal, depuis 2015. Depuis cette même année, il contribue également à la scène médiatique indépendante Burundaise comme membre du comité de rédaction de la Radio Umurisho et plus récemment, comme co-animateur du talk-show “Autour d’un verre” et auteur des billets “Ce que j’en pense”.